Après plusieurs jours dans le blackout communicationnelle, les abonnés de Vodacom à Goma ont vu leurs services rétablis ce vendredi 30 janvier 2026.
La coupure, qui avait paralysé le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, était la conséquence directe d’un sabotage orchestré par la coalition rebelle du M23/RDF-AFC.
Lundi, le site central de Vodacom situé au Mont Goma a été pris d’assaut par des éléments armés selon le communiqué de presse de Vodacom. Les agents de sécurité ont été séquestrés et les techniciens privés de leurs téléphones et véhicules. Les groupes électrogènes alimentant les antennes ont été éteints, paralysant ainsi le réseau. Le lendemain, les rebelles ont interdit l’accès aux ingénieurs et pris officiellement possession des installations.
Selon des sources internes, leur objectif était d’installer un dispositif d’interception illégale pour surveiller les communications des citoyens dans l’Est du pays.
Face au risque d’espionnage massif des abonnés, la direction de Vodacom a décidé de désactiver le signal, entraînant une coupure dans plusieurs entités dont Goma, Bukavu, Uvira, Rutshuru, Kiwanja et Kamanyola et plusieurs autres entités du Nord et sud Kivu.
Dans son communiqué officiel, l’entreprise a reconnu avoir subi une intrusion dans son centre technique et a présenté ses excuses à la clientèle pour les désagréments causés, assurant que ses équipes travaillaient à sécuriser les installations et à garantir la continuité des services voix, SMS, internet et m-pesa.
Ce vendredi, la connexion a été rétablie uniquement à Goma, offrant un soulagement aux habitants de la ville. Cependant, dans les autres zones affectées restent toujours paralysés.
La situation demeure donc précaire et le rétablissement complet dépend du retrait des forces rebelles des installations techniques.
Orange et Africell continuent de subir des pressions similaires, tandis qu’Airtel bénéficie encore d’une trêve fragile.
Jean Claude KIHAMA

