Les agitations liées au sein du mouvement rebelle AFC-M23 après la mort de Rutikanga Ngarurira Ingoma alias Willy NGOMA poussent plusieurs sources locales à se rendre en évidence qu’il existe une différence de traitement entre les sujets congolais et les sujets rwandais.
Cet étonnement de ces sources se réfère au traitement réservé à Magloire Paluku sujet congolais par rapport à celui de Rutikanga Ngarurira Ingoma alias Willy NGOMA, sujet rwandais, tel que mentionné sur la liste des rebelles du M23 sanctionnés par les Etats unis.

D’autres sources font mention de l’existence de fissures profondes au sein du mouvement rebelles M23 qui se caractérisent par les guerres intestines et les disparitions spectaculaires de quelques figures majeures dans des circonstances troublantes en occurrence Magloire Paluku, cadre influent de la rébellion, avait été abattu à Goma, ville pourtant sous contrôle du mouvement. Puis, le 26 janvier 2026, Jeannot Mundeke, directeur général du Département des services de renseignement (DSR) de l’AFC-M23, est décédé dans la même ville. Selon plusieurs sources concordantes, il sortait d’une période de détention imposée par ses propres alliés au sein de la coalition. Les raisons officielles de cette incarcération interne n’ont jamais été clarifiées.
La succession de ces événements alimente les interrogations sur l’état réel de cohésion au sein du mouvement. L’élimination des cadres politiques et sécuritaires dans une zone totalement contrôlée par la rébellion suggère des luttes internes, des soupçons de trahison ou des règlements de comptes.
La disparition de Jeannot Mundeke, patron des services de renseignement, est particulièrement révélatrice. Dans tout mouvement armé, le contrôle du renseignement est stratégique.
Son arrestation par ses propres alliés, suivie de son décès, laisse entretenir des fractures profondes au sommet.
Les observateurs se demandent au-delà des actions menées par les FARDC, n’existe-t-il pas des exactions sommaires au sein de la rébellion, les purges, les arrestations internes débouchant à des morts suspects ?
Une autre frange d’observateur se rappelle de la mort de Kisasu Ngandu. En plus plusieurs autres congolais ayant participé aux aventures de l’AFDL, RCD Goma, CNDP et M23, sont presque tous morts mais du côté des rwandophones comme Azarias Ruberwa, Moise Nyarugabo, Bizima Kahara, Déogratias Bugera sont encore vivants jusqu’à ce jour.
D’aucun ne se demande le sort réservé à Corneille Nanga, Daniel Safu, Jean-Jacques Mamba et tant d’autres qui continuent à s’aligner à l’idéologie de Kigali.
Grace Bilolo