Un nouveau drame a frappé la zone minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon la société civile locale et plusieurs sources sur place, 200 personnes, majoritairement de la communauté Hutu ont perdu la vie à la suite d’un glissement de terre survenu dans un carré minier exploité de manière artisanale par les creuseurs sous l’instigation du régime de kigali, déterminé à doubler son volume  d’exportation des minerais stratégiques (Coltan).

D’après des témoins, il s’agit d’énième  éboulement de terre survenu dans le carrée minier de Rubaya.

Les incidents les plus récents se sont produits le 7 mars 2026, faisant 260 morts, et le 4 mars 2026, avec 200 victimes. Un autre drame survenu le 28 janvier 2026 avait déjà coûté la vie à plus de 200 personnes, selon les premières informations. Cependant, des sources indépendantes ont évoqué un bilan pouvant dépasser 400 victimes, en majorité des Hutus et des Hundes.

Ces tragédies s’inscrivent dans une série d’accidents similaires enregistrés dans la région. Le 30 avril 2025, environ 300 creuseurs artisanaux, majoritairement Hutus, avaient déjà perdu la vie à Rubaya à la suite d’un éboulement de terre provoqué par l’exploitation artisanale, réalisée sans mesures adéquates de protection.

Quelques mois plus tard, en juin 2025, plusieurs autres creuseurs avaient également trouvé la mort lors d’un glissement de terrain sur ce même site minier, ravivant les inquiétudes concernant les conditions de travail dangereuses et les risques permanents auxquels sont exposés les creuseurs artisanaux. Face à la recrudescence des accidents et à la situation sécuritaire dans l’est du pays, le gouvernement de Kinshasa avait décidé de classer plusieurs zones minières du Nord-Kivu parmi les « zones rouges », interdisant l’exploitation et la commercialisation des minerais afin de limiter les activités illégales et les risques pour les populations.

Cependant, sur le terrain, cette interdiction n’est pas respectée par les rebelles du M23 qui contrôlent depuis Novembre 2021 plusieurs zones minières dans le Nord Kivu y compris le site minier de Rubaya.

Selon plusieurs observateurs, les rebelles du M23 exercent une pression sans mesure sur la population locale majoritairement hutu et hunde pour continuer à exploiter les minerais dans le site non sécurisé de Rubaya afin d’éviter la diminution du volume d’exportation de ces minerais que Kigali réalise chaque Mois et chaque année.

D’autres sources locales, indiquent que ces exploitations illicites orchestrées par Kigali se font en complicité avec certains leaders Hutu à la solde de Paul Kagame notamment, Robert Habishuti Seninga, Bertin sebujangwe Kirivita, Eugéne Serufuli Ngayabaseka et d’autres.

Des analystes avertis dégagent de ces drames visiblement organisés et voulus, une opération savamment conçue  pour exterminer lentement mais surement la population Hutu et Hunde afin de libérer l’espace aux colonies de peuplement composées essentiellement des populations que Kigali déverse dans les territoires de Masisi et Rutchuru pour occuper des maisons, villages, localités abandonnés par les populations déplacées. Ils étayent cette politique par les nominations des chefs de localités et coutumiers dans les territoires occupés en dehors de toute considération successorale.

Ces analystes concluent qu’en dehors des tueries occasionnées par les armes, les exploitations illicites forcées dans les mines de Rubaya et les autres, paraissent clairement être une opération d’extermination subtile de la population autochtone majoritairement de Hutu et Hunde utilisés comme creuseurs artisanaux dans ces sites miniers non sécurisés.

Grâce Bilolo

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