Le 28 janvier 2026, un effondrement meurtrier a frappé le site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). Plus de 200 personnes ont péri, selon les premières informations, tandis que des sources indépendantes évoquent un bilan dépassant 400 victimes. Parmi elles figurent des creuseurs artisanaux, des femmes commerçantes et des enfants.
Dans une déclaration, le Groupe d’Appui à la Traçabilité et la Transparence dans la Gestion des Ressources Naturelles (GATT-RN) attribue cette tragédie à l’exploitation illégale et anarchique du coltan dans une zone sous contrôle du M23, aggravée par l’absence de normes de sécurité et les pluies saisonnières.
En plus, d’autres informations font état du besoin pressent du Rwanda d’augmenter le volume de ses exportations du coltan en faisant travailler des creuseurs artisanaux, y compris les enfants mineurs, le jour et la nuit.
GATT-RN souligne que Rubaya produit entre 112 et 120 tonnes de Coltan par mois, en dehors de tout cadre légal, alimentant des circuits de contrebande au détriment de l’État congolais. Cette exploitation se fait dans des conditions inhumaines, pour des revenus dérisoires, alors que le Coltan extrait représente une part significative de la production mondiale.
Cette catastrophe survient après un précédent éboulement ayant causé plus de 300 morts en date du 30 Avril 2025 toujours sous contrôle des rebelles du M23/RDF, révélant une répétition dramatique de manquements connus et non corrigés.
Selon la société civile locale
« Il est curieux de constater que malgré la récurrence des drames enregistrés dans les mines de Rubaya, la communauté internationale ne s’adonne pas à faire pression sur le Rwanda afin que cesse les morts de nos enfants exploités et non encadrés dans les sites miniers ainsi que le pillage systématique de nos ressources ».
Rappelons qu’en juillet 2025, un drame similaire s’est produit dans le site minier de Lomera/Luhihi au Sud-kivu, toujours sous contrôle des rebelles du M23/RDF, plus de 100 personnes ont péri, ensevelies dans les puits
Ilunga Miguel
