A la suite des sanctions prononcées le 02 mars 2026 contre l’armée Rwandaise et certains généraux occupant les rôles clés dans l’activisme des rebelles M23 dans la partie Est de la RDC, Kigali a réclamé par le canal des analystes acquis à sa cause, la mise en place d’une zone tampon pour assurer la sécurité du Rwanda face aux supposés rebelles FDLR.D’aucuns se demandent quel est la signification que Kigali accorde à la zone tampon ? S’agit-il de prendre une partie de la RDC ? Ou d’obliger le gouvernement congolais à céder sa souveraineté sur une partie de son territoire pour permettre à Kigali de la contrôler au motif de sa sécurité face aux FDLR?
Nombreux observateurs relèvent, si la préoccupation de Kigali est la neutralisation de la supposée menace des FDLR, alors qu’est ce qui empêche aux rebelles M23 de la neutraliser, car ladite menace se trouve dans la zone que le M23 contrôle depuis plus d’une année notamment territoires de Masisi, Rutchuru, Nyiragongo, Parc de Virunga, Parc de Kahuzi Biega, Walungu, Kabare, Mwenga, Uvira et Fizi ?

D’autres observateurs rappellent que le RCD/Goma, le CNDP, et le M23 première version, fabrications de Kigali avaient également occupé pendant plusieurs années la même zone supposée abriter les rebelles Rwandais FDLR.
Ils ajoutent que le rapport des experts de nations unies a eu à révéler que certains rebelles FDLR rapatriés par le mécanisme tripartite HCR-RDC-Rwanda ont encore été retrouvés en RDC après avoir été recyclés à Mutobo au Rwanda par les Services rwandais sous la supervision du général James Kabarebe.

D’autres sources locales citent à titre illustratif des rebelles FDLR rapatriés au Rwanda, recyclés au camp de Mutobo, puis renvoyés en RDC pour travailler avec le M23 : Colonel Nshimiyimana Augustin alias Bora, Major Gasore Emmanueli, Major Niragire Jean-Pierre alias Gasasina, Capitaine Ndaruhutse Déo alias Kimya, Sous lieutnant Nkindi Ismael…
En outre, un article publié par Jambo News d’octobre 2024, releve paradoxalement à la doctrine qui régit le régime de Kigali, il a été constaté que plusieurs rebelles FDLR ont été intégrés suite à leur connaissance du terrain dans les troupes de l’armée Rwandaise (RDF) envoyées en RDC pour soutenir les rebelles M23.
Les analystes avertis font remarquer au regard des éléments susmentionnés que la zone tampon réclamée par Kigali s’apparente visiblement à faire accepter un processus qui permettra en premier lieu au déploiement d’une force étiquetée sous régionale, composée essentiellement des nilotiques pour occuper une partie du territoire congolais, en deuxième lieu à la facilitation de l’arrivée des populations nilotiques dans cette zone pour préparer en troisième lieu l’opération d’auto détermination qui débouchera à la balkanisation de la RDC.

Somme toute, certains membres de la société civile approchés par Jicho la kivu, qualifient la déclaration du ministre Rwandais des affaires étrangères comme une dernière tentative visant non seulement à trouver des appuis et à manipuler une fois de plus l’opinion internationale en utilisant le FDLR comme une menace dont le régime de Kigali entretien pour continuer à envahir une partie de la République Démocratique du Congo.
Par conséquent, la société civile demande au gouvernement congolais et à la communauté internationale la construction d’un mur de 20 mètre de hauteur le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda afin de vider définitivement le prétexte des incursions éventuelles des FDLR et assurer ainsi une accalmie dans la sous région.

Jean Claude Kihama

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