Les audiences foraines concernant les présumés bandits urbains, communément appelés Kuluna, ont officiellement débuté ce jeudi 8 janvier 2026 à Kinshasa. Au total, 207 présumés Kuluna, arrêtés en décembre dernier lors des opérations de bouclage menées dans le cadre de l’opération NDOBO, ont comparu en procédure de flagrance devant les tribunaux militaires de Kinshasa-Matete et Kinshasa-N’Djili.
Le lancement de ces audiences s’est déroulé en présence du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Me Shabani Lukoo, ainsi que du Ministre de la Justice, Guillaume Ngefa. Une présence officielle qui traduit la détermination du Gouvernement à faire face à la recrudescence de la criminalité urbaine, particulièrement dans la capitale congolaise.
Pour cette première journée d’audience, consacrée à la phase d’instruction, 175 prévenus ont été entendus par le tribunal militaire de Kinshasa-Matete, tandis que 32 autres, dont un policier et un militaire, ont comparu devant le tribunal militaire de Kinshasa-N’Djili, dans le district de la Tshangu.
Ces prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment terrorisme, association de malfaiteurs, extorsion et vols à main armée. Ils ont été confrontés à leurs plaignants, dont plusieurs ont affirmé avoir été victimes de coups et blessures infligés par ces présumés bandits.
Lors de l’audience, les prévenus ont été présentés avec leurs pièces à conviction, parmi lesquelles des machettes et des pelles, des armes blanches régulièrement utilisées pour semer la terreur au sein de la population.
Selon les autorités, cette démarche initiée par le Gouvernement congolais s’inscrit dans une approche à la fois pédagogique et dissuasive, visant à endiguer durablement le phénomène du banditisme urbain.
Il convient de rappeler que ces 207 prévenus constituent le premier groupe des 424 Kuluna interpellés par la Police nationale congolaise durant les festivités de fin d’année, et officiellement présentés au Vice-Premier Ministre de l’Intérieur le 1er janvier 2026.
Jean-Claude Kihama

