Dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), la découverte récente de fosses communes à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, démontre les horreurs perpétrées par la coalition rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC)-M23, soutenue par le Rwanda. Ces sites macabres, révélés par de fortes pluies qui ont érodé la terre superficielle, contiennent au moins 171 corps, selon les autorités locales et des organisations internationales. Cette révélation n’est pas isolée : elle s’inscrit dans un pattern systématique de violations graves des droits humains et de crimes de guerre commis par l’AFC-M23 RDF, qui ont transformé l’est du pays en un théâtre de terreur et de souffrance pour des millions de civils.

La première fosse commune est située près du bureau du Programme Alimentaire Mondial (PAM) sur la route vers la frontière burundaise de Kavimvira, renferme environ 35 corps visibles, partiellement exhumés par les pluies torrentielles.

Une deuxième fosse commune à Kiromoni contient une trentaine de corps.  D’autres fosses communes sont situées aux environs de la cimetière de la ville et à Sange, à 30 km d’Uvira.

Les sources proches de la croix rouge confirment que ces tombes collectives contiennent au moins 171 corps au total, dont 141 à Kavimvira et 30 à Kiromoni. Ces victimes sont des civils exécutés sommairement par les M23 pour des raisons inavouées seulement pendant le 1 mois qu’ils ont occupé la ville d’Uvira.

Human Rights Watch (HRW) documente que depuis la résurgence du M23 en 2021, soutenu par les forces rwandaises (RDF), le groupe a commis des massacres ethniques, des viols collectifs et des recrutements forcés, tuant au moins 140 civils en juillet 2025 dans le territoire de Rutshuru.

Selon un rapport de l’ONU publié en septembre 2025, le M23 et ses alliés ont commis des violations graves pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, incluant des exécutions sommaires, des tortures, des disparitions forcées et des violences sexuelles systématiques.

Les fosses communes d’Uvira ne sont que la pointe visible d’un iceberg de souffrances infligées par l’AFC-M23. Leurs actes – massacrent, viols, recrutements forcés – démontrent une organisation criminelle qui viole systématiquement le droit international humanitaire, semant la mort et la désolation pour des gains territoriaux et économiques.

D’autres sources locales indiquent également l’existence des fosses communes aux environs des villes de Goma, Bukavu, dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru, où plus ou moins 6000 corps y ont été jetés. Ces rebelles ont aspergé des liquides similaires à l’acide pour transformer en cendre les corps.

Il serait curieux de constater que ces indices ainsi révélés ne puissent pas attirés l’attention de la cour pénale internationale et ne pousse pas la communauté internationale à revoir sa position vis-à-vis du Rwanda dont la population de l’Est considéré comme complice ou indifférente face aux malheurs  qu’elle subit depuis 3 décennies.

En outre, la population reste impatiente de voir la réaction des structures et mécanismes sous régionaux face à ces graves révélations.

Jean claude kihama

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