Jicho la Kivu
bitmap_1200_nocrop_1_1_20251015164442623165_IMG-20251015-WA0021
Actualité

Après 18 ans au pouvoir, Kabila avoue publiquement son agenda de soudaniser la RDC

JJicholaKivu23 mars 20263 min de lecture0 vues
Partager

Dans une interview accordée au média La Libre Belgique, l’ancien chef de l’État congolais a évoqué une possible “soudanisation” de la crise congolaise, en référence à la trajectoire qui a conduit à l’

Dans une interview accordée au média La Libre Belgique, l’ancien chef de l’État congolais a évoqué une possible “soudanisation” de la crise congolaise, en référence à la trajectoire qui a conduit à l’implosion du Soudan.
 « Beaucoup évoquent la balkanisation, moi je parle de la soudanisation », a-t-il déclaré,établissant un parallèle lourd de sens entre les dynamiques actuelles en RDC et celles ayant conduit à la partition du Soudan en 2011.
Selon plusieurs observateurs, les propos de Joseph Kabila révèlent l’agenda pour le quel, il a travaillé pendant 18ans à la tête de la RDC, car il est inconcevable qu’un ancien chef de l’Etat puisse parler de la sorte en sachant qu’il s’agit de l’émiettement du pays qu’il a prétendu se battre pour son intégrité territoriale de deux millions trois cents quarante Cinque milles cent et huit kilomètres carrés. Des analystes avertis évoquent certains faits qui montrent à suffisance que Joseph Kabila a réussie  a dissimiler son jeu pendant longtemps et œuvrait pour la matérialisation de l’agenda prônée par le Rwanda. Il s’agit notamment de la désarticulation de l’armée en créant des structures qui brisent la verticalité qui caractérise toutes les armées du monde, de l’implantation de colonie de peuplement, avec la population en provenance du Rwanda comme le Banyabwisha actuellement installé en Ituri et d’autres populations majoritairement Tutsi installé dans les territoires de Masisi, Rutchuru, Nyiragongo dans la province du Nord Kivu. Au-delà de ce discours, ces analystes ajoutent que d’autres  éléments factuels viennent alimenter la thèse d’un projet structuré de fragmentation de la RDC. Dès décembre 2025, des sources locales ont révélé un plan de l’AFC/M23 visant à proclamer un nouvel État dans les territoires occupés, sous l’appellation de “République des Volcans”. L’objectif stratégique, selon ces informations, est de transformer un mouvement rebelle en une entité politique revendiquant un statut étatique, afin de contraindre le gouvernement congolais à négocier d’égal à égal. Des préparatifs logistiques auraient été observés dans plusieurs zones frontalières. Une délégation en provenance de Kigali aurait transité par Gisenyi, en face de Goma, tandis que des drapeaux destinés à cette entité auraient été signalés à Bunagana, dans le territoire de Rutshuru. Ces éléments, bien que non officiellement confirmés, sont jugés crédibles par des sources locales et régionales. Une telle proclamation, si elle venait à être actée, constituerait une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international. L’Organisation des Nations unies et l’Union africaine rappellent en effet le caractère intangible des frontières héritées de la colonisation et rejettent toute acquisition territoriale par la force. Aucun État ne peut être reconnu sans un processus légal, démocratique et une reconnaissance internationale formelle. D’autres observateurs considèrent cette situation comme une menace existentielle de la RDC et appelle la communauté internationale à ne pas faciliter la matérialisation de ce projet car il occasionnera les massacres des populations des Ethnies Hutu, Hunde, Nande, Tembo, Nyanga, Rega, Bembe, Fulero, Vira et d’autres qui n’accepterons jamais ce projet, ni être mis sous la domination des Tutsi, encore moins sous leur influence comme prévoit Kigali. Grâce Bilolo
J

À propos de l'auteur

JicholaKivu

Journaliste à Jicho la Kivu

Partager