Dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir repris plusieurs localités stratégiques à la suite d’une nouvelle violation du cessez-le-feu par la coalition M23-RDF-AFC, ainsi qu’à leurs alliés Twirwaneho et Red Tabara…
Selon le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, les affrontements ont éclaté à Nyawaranga après des tirs délibérés des rebelles. En riposte, les FARDC disent avoir mené une contre-offensive visant à « protéger les populations civiles » et à restaurer l’autorité de l’État dans cette zone sensible.
Les forces loyalistes annoncent la reconquête des cités de Mikenge et Kakenge, ainsi que des villages de Kisirita, Bilalombili et Bidegu 1.
Plusieurs combattants rebelles ont été neutralisés, cinq capturés et dix-sept autres se sont rendus. Onze corps ont été retrouvés sur le champ de bataille, parmi lesquels figuraient, selon nos sources, un commandant de brigade du M23-AFC et un officier logistique du groupe Twirwaneho.
Du matériel militaire, dont plusieurs fusils d’assaut, une mitrailleuse PKM, un mortier de 60 mm et un dispositif présenté comme un pistolet anti-drone, ont été également récupérés.
Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des territoires et de défense de l’intégrité nationale, avec pour objectif déclaré d’épargner les populations civiles des exactions et représailles orchestrés par la coalition rebelle. Le commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le colonel Apoko Bangala Michel, a appelé les habitants de Mikenge et des environs au calme et à la vigilance.
Sur le terrain, la situation demeure volatile. Mais pour l’état-major congolais, la reconquête de ces positions clés représente un pas supplémentaire vers la stabilisation du Sud-Kivu et la protection des civils pris au piège d’un conflit qui perdure.
Jean claude Kihama