Le mercredi 25 février 2026, le média Jicho la Kivu a publié une alerte grave selon laquelle Kigali a ordonné aux rebelles du M23, appuyés par des militaires rwandais (RDF), de procéder au pillage systématique de la base agro-industrielle de Bwegera, dans la plaine de la Ruzizi, conformément aux informations reçues de ses sources.

Trois jours plus tard, le samedi 28 février 2026, des témoins à Luberizi, Bwegera et d’autres sites situés dans la plaine de la Ruzizi, rapportent une opération de démantèlement méthodique d’infrastructures publiques, correspondant point par point au scénario décrit dans l’article d’alerte publié par Jicho la Kivu. Ce media a accédé à des images montrant le démontage des camions de forage de service national d’hydraulique rural.

D’après l’enquête publiée le 25 février 2026, une équipe composée de militaires RDF, de notables locaux et de cadres affiliés au M23 avait été dépêchée dès le 21 février sur le site de Bwegera. Objectif : inventorier les équipements, identifier les pièces démontables et planifier leur acheminement vers le Rwanda.
Le 28 février 2026, l’opération dénoncée a été mise en exécution non seulement à Bwegera mais aussi à Luberizi. D’une manière particulière, des témoins indiquent que l’opération a été menée dans les différents sites, situés dans la plaine de la Ruzizi par quatre groupes distincts :
Le premier groupe a investi la caserne des FARDC à Luberizi en démontant des camions et des équipements ;
le deuxième groupe s’est dirigé vers le parc de l’inspection de l’agriculture de Bwegera d’où il a acheminé des tracteurs en état de marche vers la frontière rwandaise et a démonté des engins pour récupérer des pièces ;
le troisième groupe a chargé les matériaux de construction destinés aux ponts de Sange et Kakenge, infrastructures clés pour assurer le désenclavement de la région.

Enfin, le quatrième groupe s’est chargé de prendre les outils et accessoires qui se trouvaient dans des conteneurs au niveau de la base agro-industrielle de Bwegera, conformément aux éléments décrits dans l’alerte initiale.
« Ils savaient exactement quoi prendre. Ce n’était pas improvisé », affirme un témoin qui a fourni à Jicho la Kivu les images.
L’alerte de Jicho la Kivu évoquait déjà d’autres cas signalés dans les zones sous contrôle du M23/RDF, notamment le pillage de matériaux de construction de la RN5 à Uvira ainsi que des incidents rapportés à Mudaka, dans le territoire de Kabare.

Ces nouveaux événements attestent à suffisance les accusations portées contre le Rwanda concernant la mise en exécution de son plan de déstabilisation de la RDC dans tous les domaines, affectant négativement les conditions sociales de la population civile qu’elle prétend venir libérer et sécuriser.
En l’occurrence, les biens visés dans la plaine de la Ruzizi notamment : des tracteurs agricoles, équipements hydrauliques, infrastructures routières et installations agro-industrielles ont été destinées à la formation et à la création d’emplois pour améliorer les conditions sociales de la population locale et assurer son développement.
Ainsi le démantèlement d’infrastructures productives risque d’aggraver la précarité économique dans la province du Sud-Kivu et d’autres zones encore occupées par les rebelles du M23/RDF.

Illunga Miguel

Share.
Leave A Reply

Prove your humanity: 2   +   2   =