Après deux tentatives d’attaques de drones visant l’aéroport international de Bangoka, les activités se poursuivent normalement ce vendredi 06 février 2026. Un constat fait par Jicho la Kivu.
Sur place, nos reporters ont constaté la reprise complète des activités aéroportuaires, incluant les vols, les services au sol et les dispositifs de sécurité. Selon les autorités, aucune infrastructure essentielle n’a été endommagée et des mesures supplémentaires ont été renforcées pour garantir la protection des passagers, du personnel et des installations stratégiques.
« Toutes les activités aéroportuaires se déroulent conformément aux normes en vigueur », a déclaré une source aéroportuaire.
L’aéroport international de Kisangani-Bangoka, a été ciblé entre ce samedi 31 janvier, dimanche 1er février et jeudi 05 février par une attaque de “drones kamikazes”. Ces incidents interviennent dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la poursuite d’attaques visant des cibles civiles et des infrastructures stratégiques en République démocratique du Congo. Pour Kinshasa, ces actions constituent un sabotage manifeste des efforts de paix en cours, alors que des initiatives diplomatiques régionales et internationales tentent de favoriser la désescalade.
Les autorités congolaises pointent la responsabilité de Kigali, accusé de soutenir des opérations hostiles qui compromettent la stabilité et exposent directement les populations civiles. Une posture jugée incompatible avec les engagements pris dans les cadres de dialogue en cours.
Face à ces menaces, les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment avoir neutralisé les engins hostiles et détruit toutes les menaces identifiées, empêchant ainsi des dégâts humains et matériels plus lourds. Les autorités militaires insistent sur le caractère défensif de ces opérations, destinées à protéger la population et les installations sensibles.
Le Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, condamne avec la plus grande fermeté l’attaque par drones menée contre l’aéroport de Kisangani, dans l’est de la République démocratique du Congo, et revendiquée par le mouvement armé AFC/M23. Il souligne que cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur et exposant gravement les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire.
À Kinshasa, certains responsables estiment que la poursuite d’attaques contre le site stratégique couvert par la réglementation internationale de l’aviation civile, confère à la RDC le droit de faire taire la menace à la source. Une option qui soulève toutefois des interrogations majeures : une telle réponse ne risquerait-elle pas d’entraîner un embrasement régional supplémentaire, auquel la RDC affirme ne pas vouloir s’inscrire ?
Ilunga Miguel

