Une réunion élargie du Conseil local de sécurité (CLS) s’est tenue jeudi 8 janvier 2026 dans la salle polyvalente du territoire de Fizi (Sud-Kivu), sous le thème « Réconciliation et Paix ». Organisée par l’administrateur du territoire, Samy Kalonji Badibanga, elle a rassemblé des leaders communautaires, des représentants religieux, la société civile, la jeunesse, des députés provinciaux et nationaux, ainsi que toutes les factions Wazalendo et les membres du CLS.

Cette rencontre fait suite à une série d’affrontements armés entre groupes Wazalendo rivaux et autres milices dans les territoires de Fizi et de Mwenga, qui ont provoqué des violences, des destructions de biens et le déplacement de milliers de civils. En novembre 2025, plus de 3 400 personnes ont été déplacées après des combats entre miliciens Wazalendo et groupes Twirwaneho/AFC/M23-Red Tabara, avec des maisons incendiées et des infrastructures détruites, aggravant la crise humanitaire locale.

À l’ouverture de la réunion, l’administrateur Samy Kalonji a appelé toutes les communautés, Bafuliru, Babembe, Banyamulenge, Bajoba, Babuyu, Banyindu, Baluba et Barega à privilégier la paix, la cohésion sociale et la coexistence pacifique. Il a également averti que tout discours de haine, de tribalisme, de discrimination ou de xénophobie serait puni et que les auteurs seraient déférés devant la justice.

Les participants ont souligné la nécessité de dépasser les divisions internes qui, selon eux, affaiblissent la capacité des communautés à faire face aux groupes armés rebelles et aux menaces sécuritaires extérieures. Cette préoccupation s’inscrit dans un contexte plus large de tensions dans l’est du pays, marquées notamment par l’avancée des forces rebelles de l’AFC/M23, qui ont récemment pris des localités stratégiques comme Makobola, suscitant l’inquiétude des populations locales.

Les leaders communautaires présents ont scellé publiquement un engagement de réconciliation, avec des demandes mutuelles de pardon et la suppression de barrières illégales qui entravaient la circulation et aggravent les tensions. Ils ont aussi lancé un appel aux éléments des Volontaires pour la défense du peuple (VDP) encore à l’arrière de rejoindre rapidement les fronts de Rugezi et Makobola.

Un représentant du chef de l’État a encouragé les parents à envoyer leurs enfants à l’école dès le vendredi 9 janvier 2026 pour la reprise des cours, tandis que l’administrateur a exhorté toutes les communautés à vaquer librement à leurs activités quotidiennes dans un climat d’entente et de sérénité.

Ilunga Miguel

Share.
Leave A Reply

Prove your humanity: 2   +   9   =